Jean-Christophe Lagarde, tête de liste « Les Européens » lors des prochaines élections européennes et président de l’UDI, était en visite aux Sables-d’Olonne jeudi 2 mai. Il est allé à la rencontre des professionnels de la filière pêche et a visité le chantier naval Ocea. 

En campagne pour les Européennes dont le scrutin aura lieu le 26 mai prochain, la tête de liste UDI « Les Européens » Jean-Christophe Largarde mise sur des rencontres avec les professionnels. Il ne s’en cache pas : « Je n’ai pas vu beaucoup de Français qui ont le sujet des Européennes dans la tête ». L’Europe, le candidat y croit : « On y va parce qu’on pense que c’est important. Ce n’est pas dans la sortie de l’Europe qu’on trouve la solution mais dans sa transformation. Nous sommes à l’heure de la mondialisation et si nous n’avons pas construit notre puissance continentale on subira celle des autres. » Jean-Christophe Lagarde va plus loin : « L’Europe doit gagner en stratégie. Elle ne réglera pas tous les problèmes de la France mais s’il n’y a plus d’Europe les problèmes de la France vont s’aggraver. » Lutter contre le changement climatique, développer des stratégies de recherche, des stratégies industrielles, etc : le chef de file des centristes français en est sûr, l’Europe sert là où l’on ne peut pas y arriver seuls. 

Brexit : la pêche fragilisée 

Aux Sables-d’Olonne, Jean-Christophe Lagarde a échangé avec la filière pêche car « c’est un milieu qui est fragile et fragilisé par la perspective du Brexit ». Il a déclaré regretter que l’État n’engage pas un bras de fer plus fort dans les négociations de la sortie du Royaume- Uni de l’Union Européenne : « Il faut que les pêcheurs français puissent continuer à pêcher dans les eaux britanniques après le Brexit sinon la pêche française est morte. Moi je dis : si on ne peut plus aller pêcher dans leurs eaux, ils ne peuvent plus voler dans nos airs. Cela veut dire qu’Easyjet disparaît. Évidemment, ça les ferait reculer rapidement... » 

Le problème des normes a également été évoqué avec les professionnels de la pêche. Tous ne comprennent pas que l’on rajoute des normes françaises aux normes européennes. Là- dessus, Jean-Christophe Lagarde a été clair:«Je ne veux plus qu’une norme française vienne au-dessus des normes européennes. C’est nous tirer une balle dans le pied. Il n’y a pas un seul autre pays en Europe qui fait ça ». Le candidat a annoncé vouloir demander, s’il est élu lors de ce scrutin européen, une hausse de trois milliards d’euros du budget de la Pac (Politique agricole commune) « pour permettre la transformation de l’outil. Les bateaux ont besoin de plus de légèreté et nécessitent un combustible plus propre et moins cher. L’hydrogène est la solution car il peut être obtenu dans les campagnes et cela créerait un revenu supplémentaire pour nos agriculteurs »

Une rencontre conclue par la sénatrice vendéenne UDI Annick Billon : « Il est temps d’envoyer à l’Europe des gens qui croient en l’Europe. C’est le sens de mon engagement envers Jean-Christophe Lagarde »

Marion Travers 

 

Journal des Sables

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