Le 4 avril, la sénatrice UDI de Vendée a demandé par écrit à la ministre des Solidarités et de la Santé l’ouverture de nouveaux postes d’internes pour la formation de gynécologues médicaux. Une question qui touche aussi la Vendée, le nombre de praticiens étant passé de 10 en 2008 à 5 en 2018. Elle revient sur la situation actuelle dans le département et à La Roche-sur-Yon en particulier.
Le Journal du Pays Yonnais : Pourquoi avoir écrit à Agnès Buzyn maintenant ?
Annick Billon : Il y a une urgence, car c’est une question de santé publique. L’idée est de mettre en exergue le phénomène pour trouver une solution alors que se profile l’examen du projet de loi Santé en juin.
A quoi est due cette pénurie selon vous ?
Aux années de restriction sur le numerus clausus, aux études et à la liberté d’installation des médecins. Pour les généralistes comme pour les gynécologues-obstétriciens, le cursus universitaire oriente plus vers les actes spécifiques. Le système de formation français empêche les jeunes de faire médecine comme ils le souhaitaient. Dans mon entourage, trois étudiants continuent leur formation en Roumanie car ils ont échoué en France.
La Vendée, et notamment La Roche, sont-elles plus touchées que les autres ?
Il y a un problème de répartition des tâches : l’hôpital, par exemple, se concentre sur les grossesses. Ce qui pêche aussi c’est le suivi, la gynécologie au quotidien. Il y a de plus en plus de prises de rendez-vous via internet, ce qui ne facilite pas la vie des moins jeunes de la population.

Propos recueillis par Pierre Moyon

■ Avant l’examen du projet de loi Santé au Sénat, Annick Billon organise un colloque réservé aux élus et professionnels de santé jeudi 16 mai, à la Maison des communes, à 18 h 30, à La Roche-sur-Yon.

Journal du Pays Yonnais

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