Été 2018 : Portrait

Elle est devenue, en 2014, la première femme à accéder à la charge de sénateur en Vendée. Depuis, Annick Billon partage son temps entre le palais du Luxembourg, ses responsabilités d’élue locale du pays des Olonnes et, naturellement, sa vie de femme et de mère de trois enfants. Un travail plus qu’à plein temps.

2014, après treize années en tant qu’élue locale au Château- d’Olonne et à la communauté de communes, Annick Billon fait son entrée au palais du Luxembourg. Sénatrice, une opportunité plus qu’un aboutissement car la Vendéenne n’avait jamais imaginé faire carrière en politique. Si elle doit la reconnaissance de ses pairs à sa ténacité et à sa force de travail, c’est au principe de parité qu’elle doit son intégration dans ce milieu toujours hautement masculin.

Élue locale tout-terrain

Après une maîtrise de gestion à Rennes, Annick Billon intègre la direction commerciale d’un grand groupe international. Sur la route du lundi au vendredi, elle sillonne l’Ouest français. Dix ans plus tard et mère de trois enfants, elle prend une décision radicale : arrêter son activité professionnelle pour s’occuper de sa famille.

En France, l’heure est alors aux élections municipales qui voient une nouveauté légale arriver : la parité. C’est ainsi que le maire du Château-d’Olonne contacte Annick Billon pour lui proposer de rejoindre sa liste. 2001-2008 sera son premier engagement d’élue locale. Un mandat pour découvrir l’organisation d’une collectivité ; un mandat de conseillère qui lui laisse le temps de s’occuper de ses enfants encore en bas âge. Réélue en 2008, elle prend la fonction de quatrième adjointe à l’urbanisme. L’urbanisme ? C’est vrai, à l’époque, le sujet est nouveau pour Annick Billon mais elle est volontaire et curieuse. Épaulée par un personnel de mairie compétent et à l’écoute, elle apprend et se forme. Dans la foulée, elle intègre la communauté de communes des Olonnes et devient notamment vice-présidente du syndicat départemental qui s’occupe de la gestion des déchets. “Une femme aux déchets !” Malgré quelques craintes formulées par des collègues masculins, Annick assume son nouveau rôle avec enthousiasme : “Tout sujet peut-être intéressant. D’ailleurs, plus que le sujet, il me semble que ce sont les personnes avec lesquelles on travaille qui importent.” C’est ainsi qu’Annick Billon renoue, dès 2008, avec une vie à cent à l’heure, courant de formations en réunions et de réunions en permanences...

Première Vendéenne à siéger au palais du Luxembourg

En 2014, arrivent les élections sénatoriales. Annick Billon est alors encartée à l’UDI, le parti de centre-droit de Jean-Louis Borloo. A aucun moment elle n’a songé à devenir sénatrice, mais là encore, la loi exige la parité. Et, quelques mois avant les élections, Bruno Retailleau lui propose de se présenter à ses côtés. Après deux mois et demi d’une course effrénée à travers le département à la rencontre des grands électeurs vendéens, Annick est élue sénatrice. La première de Vendée. Pour son entourage, c’est la fête. Pour elle, c’est un poids qui tombe sur ses épaules, consciente de l’engagement dans lequel elle vient de s’inscrire. Dès le lendemain, elle se rend à Paris, au palais du Luxembourg, pour prendre ses nouvelles fonctions. Elle choisit les commissions qui lui tiennent à cœur : droits des femmes, entreprises et aménagement du territoire ; un triptyque tout droit issu de son parcours de vie. Et comme à son habitude, elle se forme et apprend avec détermination et assiduité. Car la fonction de sénateur, bien que passionnante, impose un rythme de travail très soutenu qu’Annick doit tenir toute la semaine, se partageant entre les séances dans l’hémicycle parisien et sa vie d’élue de terrain en Vendée.

En 2017, Annick Billon devient présidente de la Délégation aux droits des femmes. Ce qui la motive fondamentalement dans sa fonction de sénatrice ? Pouvoir choisir les thèmes dans lesquels elle s’investit. C’est ainsi qu’elle a été co-rapporteure en 2017 d’un texte sur les femmes et l’agriculture ou rapporteure en 2018 d’une proposition de loi sur l’encadrement des écoles privées hors contrat.

Toujours élue municipale et conseillère communautaire, elle conserve un ancrage nécessaire dans son port d’attache du pays des Olonnes. Naturellement, c’est auprès de sa famille qu’Annick Billon puise son énergie ; auprès de son mari et de ses enfants qui l’ont toujours soutenue et encouragée même lorsque, en 2014, elle a exprimé pour la première fois cette drôle d’idée d’entrer au Sénat...

Les Sables d'Olonne Prestige

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