Les membres de la délégation aux droits des femmes du Sénat, sous l’égide de la présidente, Annick Billon, ont déposé une question écrite, mercredi 21 novembre. Ils dénoncent « l’impossibilité pour les victimes de violences sexuelles, de réaliser des prélèvements au sein des unités médico-judiciaires (UMJ), si elles n’ont pas déposé plainte au préalable ». Certaines d’entre elles, qui « se présentent directement peuvent se voir refuser la prise en charge de l’examen ». Annick Billon rappelle qu’ « un grand nombre ne porte pas plainte par peur de ne pas être cru ». 

Or, « réaliser des prélèvements sans dépôt de plainte préalable, permet d’apporter des éléments matériels qui pourront ensuite servir de preuves ». Les membres de la délégation souhaitent « que les procédures judiciaires soient davantage adaptées à la réalité des victimes de violences sexuelles et rappeler qu’il s’agissait d’un engagement du président de la République à l’occasion de son discours du 25 novembre 2017. »

Ouest France

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