Annick Billon, sénatrice centriste de Vendée, vient de se voir confier une nouvelle mission d’information sur « l’enseignement agricole, outil indispensable au cœur des enjeux de nos filières agricoles et alimentaires ». En 2017, la délégation aux droits des femmes, que préside Annick Billon, avait publié un rapport, « Femmes et agriculture : pour l’égalité dans les territoires ».

En quoi consiste cette nouvelle mission ?

Lorsqu’il a été question du budget de l’enseignement de manière générale, comme tous les ans, on flèche des difficultés, difficultés accentuées par la pandémie. C’est comme ça qu’il a été décidé d’engager une mission sur l’enseignement agricole au sein du Sénat.

Vous parlez de difficultés, quelles sont celles de l’enseignement agricole ?

Par exemple, les MFR (Maisons familiales rurales, N.D.L.R.) ont des difficultés de recrutement des élèves qui se fait le plus souvent à l’occasion des portes ouvertes parce qu’elles ne font pas forcément partie du parcours d’orientation classique. Elles subissent aussi une perte de recettes, des difficultés à placer les stagiaires, pour accompagner les élèves dans de bonnes conditions…

Quel est le but de la mission que vous allez conduire ?

D’abord, de faire un état des lieux de la filière agricole, des formations qui existent et faire des propositions. Ce n’est pas une mission pour une mission. À l’issue, on fait des propositions qui peuvent être législatives ou d’une autre nature.

Comment allez-vous procéder et combien de temps va durer ce travail ?

Jusqu’à l’été je pense. L’objectif, c’est d’auditionner des acteurs de l’enseignement agricole de nos départements et d’ailleurs. En général, une mission suppose des déplacements mais on s’organisera en fonction des mesures sanitaires.

Ouest France

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