Le mercredi 8 janvier, la proposition de résolution pour dénoncer et agir contre les violences faites aux femmes en situation de handicap déposée par la présidente de la délégation aux droits des femmes, Annick Billon, et 4 de ses collègues a été adoptée à l’unanimité des 341 voix exprimées.

Pour la présidente « Nommer les violences et reconnaître ces femmes comme citoyennes est le premier pas pour lutter efficacement contre ce fléau »

Cette proposition de résolution marque l’aboutissement de travaux conduits par la délégation aux droits des femmes du Sénat, sur ce fléau qui est longtemps resté un « impensé » des politiques publiques de lutte contre les violences faites aux femmes.

Pour Annick Billon : « Il était plus que temps que soient pris en compte les besoins particuliers des femmes en situation de handicap et que l’on amorce un changement de regard sur des femmes qui aspirent à être considérées, non pas comme d’éternelles mineures, mais comme des citoyennes à part entière dont la parole ne saurait être mise en doute au nom de leur handicap quand elles dénoncent des violences. » 

Cette proposition de résolution  appelle à une prise de conscience généralisée des violences ; rend hommage aux associations qui contribuent à lutter contre ces violence ; rappelle que l'autonomie, plus particulièrement économique, des femmes en situation de handicap est une condition de leur protection contre le risque de violences ; plaide pour que les femmes handicapées ne soient pas les oubliées des efforts envisagés dans le cadre de la Grande cause du quinquennat et suggère que la dimension de l'égalité entre femmes et hommes soit systématiquement intégrée à toutes les politiques du handicap.

La sénatrice de la Vendée a tenu à rappeler qu’ « au-delà des  affichages politiques, les moyens humains et financiers doivent être déployés dans tous les territoires pour prévenir, former, informer, accompagner et soigner. Il est aujourd’hui indispensable de garantir à ces femmes vulnérables une autonomie financière. »

L’adoption de cette proposition de résolution à l’unanimité des voix exprimées est un signal fort et confirme la prise de conscience du Sénat sur un sujet trop longtemps demeuré tabou.

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