À la veille du 8 mars, journée internationale du droit des femmes, la sénatrice Annick Billon, présidente de la délégation aux droits des femmes, est intervenue lors de la séance des questions au gouvernement. Elle a interpellé la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes sur le manque de moyens mis en œuvre pour lutter contre le fléau des féminicides.

Le 3 mars dernier, Julie Douib est morte, tuée par son ex-conjoint. C’est la 30èmefemme à succomber à des violences conjugales en 2019. Un chiffre deux fois supérieur à celui enregistré l’année précédente à la même période. 

Avec cette question au Gouvernement, la Présidente rappelle que « ce combat ne peut se satisfaire de formules incantatoires. Faire le choix politique d’élire une grande cause doit aussi vouloir dire lui attribuer les moyens nécessaires ». Or avec 0,0066% du budget, la grande cause du quinquennat représente le plus petit budget de l’Etat. Selon le Haut Conseil à l’Égalité, seuls 80 millions d’euros sont dédiés chaque année à la lutte contre les violences faites aux femmes. 5 fois plus de moyens sont nécessaire.

« En dépit d’une communication et d’une présence forte dans les médias de la secrétaire d’État, les chiffres sont là. Non, le Gouvernement ne se donne pas les moyens de lutter efficacement afin de stopper ces assassinats. La France ne peut se satisfaire d’un tel bilan ».

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