La sénatrice Annick Billon, présidente de la délégation aux droits des femmes, salue l’initiative conjuguée du gouvernement et de l’ordre des pharmaciens pour permettre aux femmes victimes de signaler dans les officines des violences qu’elles subissent. La sénatrice exprime, en revanche, des réserves sur la possibilité pour les associations d’assurer des permanences supplémentaires dans les centres commerciaux, avec des moyens humains encore plus contraints.

« Qu’importe nos doutes, nous devons tous être mobilisés et penser des actions pour éviter les féminicides, sauver des vies ».  C’est dans ce sens que la délégation, réunie ce jour en visioconférence, a formulé de nouvelles propositions, « des solutions pour rompre l’isolement des femmes enfermées dans un huis clos familial menaçant. Le gouvernement propose des solutions pour celles qui sortent, nous devons aussi faire attention à celles qui restent et aller vers elles ». La délégation suggère d’étudier la faisabilité que les forces de sécurité et les tribunaux puissent entrer en contact avec des victimes de violences à partir des plaintes et des mains courantes récemment effectuées, des derniers dossiers ouverts.

Par ailleurs, « très préoccupée du risque d’aggravation des violences faites aux enfants », la délégation propose que les outils de classe numérique comportent un module dédié aux droits de l’enfant, indiquant notamment le numéro d’urgence 119.

 

La semaine dernière, 169 sénatrices et sénateurs ont interpellé le gouvernement, au travers d’une tribune, pour lui demander de protéger les femmes et les enfants victimes de violence que le confinement expose à des dangers encore plus graves. 

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à améliorer la performance de ce site et à vous proposer des services et contenus personnalisés.

X