Construisons l’espérance

2018 se profile, ce sera une année de commémoration importante, dans le monde, en France et en Vendée. Le 100ème anniversaire de la fin de la première guerre mondiale.

Des hommages seront rendus à tous les combattants de quelque origine qu’ils soient qui sont morts ou ont été meurtris dans leur chair.

La Vendée ne sera pas en reste. Patrie de Clémenceau, il sera honoré dans toutes nos communes et c’est justice.

N’oublions pas tout de même que s’il avait vécu aujourd’hui  ses idées auraient été combattues avec la plus grande vigueur par les droites extrêmes et les gauches de même type.

La France a fait partie du camp des vainqueurs avec ses alliés. Le leitmotiv de l’époque était « plus jamais ça ».  Mais avons-nous tiré les enseignements de ce conflit ? Non sans doute, car le traité de Versailles portait en lui les germes de la prochaine déflagration.

Les hommes politiques auraient dû se souvenir qu’il ne faut jamais humilier un adversaire vaincu et qu’il ne faut jamais mettre un peuple en désespérance. Faute de quoi on nourrit la haine et la vengeance.

Et ces maximes s’appliquent à l’heure d’aujourd’hui. La  déstructuration des partis, consécutive aux évènements électoraux de cette année, ne doit pas entraîner d’humiliation. Le paysage politique ne peut, ne doit, se reconstruire que dans le débat d’idées, le respect et l’écoute  des partenaires. L’abstention a révélé des attentes, il faut y répondre, ne pas mettre les citoyens en désespérance.

C’est le prix pour sortir notre pays des difficultés qu’il connaît depuis des années et rendre la confiance qui permettra la mise en place des réformes indispensables à son évolution, des réformes pensées, prenant en compte les avis de toutes les représentations nationales, dictées par le souci de l’intérêt général, acceptées et non imposées.

L’un des grands chantiers de l’année à venir sera la refondation de l’Europe. Il faut se souvenir qu’à l’issue du  2ème conflit mondial, la seule véritable parade pour éviter le renouvellement d’un tel désastre fût de tendre la main à nos anciens adversaires, de construire l’Europe. Quelle Europe ? C’est la question et le défi qui nous sont posés.

Nous savons qu’elle doit être forte, avec des assises solides, qu’elle doit nous protéger d’une mondialisation erratique, qu’elle doit s’affirmer comme une puissance majeure du 21ème siècle et pouvoir jouer sa partition dans le concert des puissances mondiales.

Alors dans ces temps de Noël, il n’est pas blasphémant de dire que l’on ne doit pas compter sur  l’avènement d’un Messie pour améliorer notre monde, mais que chacun le porte en soi, que chacun porte une petite flamme qu’il doit raviver sans cesse et que c’est à chacun de nous qu’il appartient de construire l’espérance.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à améliorer la performance de ce site et à vous proposer des services et contenus personnalisés.

X