L'entre deux

Nous sommes dans le temps de « l'entre deux ».

Entre deux élections

La présidentielle qui vient de porter à la tête de notre pays le plus jeune Président de la Vème République. C'est un atout pour marquer la volonté et le besoin de renouvellement exprimé par les français, mais ce ne sera pas suffisant pour lever toutes les hypothèques qui grèvent la France.

Elle aura eu le mérite de rejeter les extrêmes, de gauche comme de droite. Et particulièrement l'extrême droite dont il faut se garder de confondre l'idéologie masquée et le vote des électeurs qui lui ont apporté leurs suffrages plus par colère que par conviction.

Les législatives qui vont rééquilibrer le paysage politique et prendre en compte les aspirations légitimes des différents courants de pensées.
On peut espérer que l'ouverture pratiquée par le nouveau Président est un premier pas pour rassembler les français.

A l'issue des législatives le pragmatisme devra être de mise. Les points de convergence devront l'emporter et nous devrons sans renier nos opinions contribuer au redressement du pays.

Les Français ont clairement exprimé leur souhait de changement et d'évolution du monde politique. Ils veulent que la France sorte du marasme économique. Les partis politiques auront une lourde responsabilité dans la réussite ou l'échec de cette attente. C'est un enjeu de société.

Entre deux visions de l'Europe

Le repli sur les frontières nationales paraît pour un temps écarté.
Il demeure une vision de l'Europe où l'intérêt des Etats la constituant serait prédominant face à l'intérêt général. Une Europe vue comme une vaste zone de libre-échange. Avec le maintien de quelques accords à minima. L'autre est une vision plus proche de celles des pères fondateurs.
Une Europe qui serait en mesure d'assurer sa défense, de protéger ses frontières, de peser par son poids économique dans le combat de la mondialisation, face à nos concurrents actuels et à ceux en devenir tels que l'Inde, l'Afrique subsaharienne, l'Amérique du Sud.
Rappelons-nous, sans exhaustivité, quelques-uns des acquis dont nous bénéficions au quotidien en Europe.
En premier lieu la paix, la guerre n'est plus un moyen de régler les conflits entre les Etats membres.
On en mesure mieux l'importance en regardant vers l'Est, Crimée ou Ukraine.
La libre circulation des personnes, des biens et services.
Des milliers de jeunes de tous pays bénéficient du programme Erasmus et de la Bourse Léonardo da Vinci.
Nos déplacements pour le tourisme ou les affaires s'effectuent sans supporter des contrôles fastidieux aux frontières, sans subir des opérations de changes onéreuses.
Nos entreprises importent ou exportent sans supporter des taxes spécifiques, ni les risques de changes liés à d'éventuelles dévaluations ou réévaluations monétaires.
Nous bénéficions, à des échelons divers, de fonds européens dans les domaines de la recherche, CNRS par exemple.
Pour notre Agriculture à l'aide des différents fonds de la PAC (Politique Agricole Commune).
Pour nos Régions, départements ou communes au travers des FEDER (Fonds Européens de Développements Régionaux).
Ces acquis sont certains, indiscutables. Mais la situation n'est pas pour autant idyllique.
Il reste beaucoup à faire pour l'améliorer et faire une Europe qui défende nos intérêts, nos valeurs, notre mode de vie.
Il reste à harmoniser nos politiques économiques avec une entité qui soit en mesure de définir la politique européenne industrielle, énergétique et commerciale.
Nous devrons également harmoniser, les législations nationales dans le domaine social, les taux de prélèvements et les couvertures des salariés.
Il conviendra de mettre en oeuvre une politique étrangère commune, de renforcer les contrôles aux frontières et mettre en place une politique commune sur l'immigration.
C'est à une lourde charge que devra s'atteler le futur gouvernement qui prendra en main les rênes de notre pays. 

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