Mme Annick Billon appelle l'attention de Mme la ministre, auprès du ministre d'État, ministre de l'intérieur sur la façon dont les femmes victimes de violences sexuelles sont accueillies dans les commissariats de police et gendarmeries. Au début du mois d'avril 2018, deux collectifs ont rendu publics cinq cents témoignages de femmes victimes de violences sur la façon dont elles avaient été reçues lors du dépôt de leur plainte. Refus de prendre la plainte, découragement, minimisation des violences subies, banalisation des faits, culpabilisation de la victime, propos sexistes : dans plus de 90 % des cas, les femmes témoignent d'une mauvaise prise en charge de leur plainte. Cette enquête, par l'ampleur et la diversité des témoignages, montre que les mauvaises prises en charge ne représentent pas des cas isolés ou des erreurs ponctuelles, mais confirme qu'il s'agit aujourd'hui de faits récurrents et massifs. Ces comportements ont non seulement pour conséquence de décourager les victimes, mais envoient également un message d'impunité aux agresseurs qui ne sont qu' environ 1 % à être condamnés. Aussi, elle souhaite savoir quels moyens le Gouvernement compte allouer à la formation des personnels de police et de gendarmerie, maillon indispensable dans la lutte contre les violences sexuelles.

 

Hôtel de police de Bobigny, le 23 juin 2005. © Jack Guez / AFP Photo.



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