Mme Annick Billon attire l'attention de Mme la ministre de la transition énergétique sur les conséquences de la hausse du coût des énergies pour les entreprises. 
Du fait de la crise ukrainienne et des sanctions infligées à la Russie d'une part, de l'arrêt de 32 des 56 réacteurs nucléaires d'EDF et d'une production électrique réduite par la sécheresse d'autre part, le prix des énergies subit une augmentation sans précédent pour les entreprises qui ne bénéficient pas, contrairement aux particuliers, d'un « bouclier énergétique ». Pour ne citer que trois exemples vendéens, une PME verra sa facture annuelle passer de 250 000 € à 1,5 million d'euros ; un groupe de l'industrie agro-alimentaire dépensera 11 millions en 2023 contre 2,5 millions cette année ; une entreprise familiale spécialisée dans la production de fruits et légumes qui emploie 550 personnes pourra être contrainte d'arrêter son activité car elle se trouvera incapable d'assumer une facture d'électricité en hausse de 991 %, soit 5,95 millions d'euros au lieu de 600 000 €. Faute d'un soutien, les vœux de sobriété appelés par Mme la Première ministre s'obtiendront naturellement par la fermeture d'un nombre important d'entreprises. Cette issue non souhaitable, contraire à l'ambition de souveraineté industrielle et numérique, engendrerait de surcroît une hausse de chômage d'autant plus problématique que notre économie connaît une période d'inflation. 
C'est pourquoi elle lui demande d'urgence de prévoir des mesures d'encadrement des prix des énergies en faveur des entreprises.

En attente de réponse du Ministère de la transition énergétique



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