Quelques jours après la Garde des Sceaux (dans le cadre des « Rencontres du Gouvernement »), la ministre Jacqueline Gourault est (enfin) venue aux Achards le lundi 28 mai. Après deux reports en raison de son agenda, j’ai eu le plaisir de retrouver ma collègue centriste, qui a quitté le Palais du Luxembourg pour la Place Beauvau, en Vendée.

Après une première réunion en Préfecture, la ministre auprès du ministre de l’intérieur s’est rendue aux Achards (à la Mothe-Achard plus exactement puisque la commune nouvelle n’était pas encore officialisée) pour rencontrer les élus. Accueillie au siège de la communauté de communes, le président Patrice Pageaud a réalisé l’inventaire des compétences de la C.C., créée en 1993 et regroupant 9 communes actuellement pour environ 20 000 habitants. Non sans malice, il a précisé que la loi NOTRe n’avait pas eu un impact majeur pour eux puisqu’ils disposaient déjà, avant son application, des compétences concernées. Dernière en date, depuis l’an dernier, la C.C. dispose de la compétence Enfance-Jeunesse, ce qui fait dire au président que la Communauté des Achards est la première en France à prendre les enfants en charge de 0 à 20 ans (garderie, collège, transports scolaires…). C’est justement l’apport de cette dernière compétence qui a précipité l’extension du siège de la C.C. à laquelle la ministre Jacqueline Gourault a contribué en posant la première pierre.

Le béton n’était pas sec que la ministre prenait la direction de la gendarmerie pour l’inauguration de son agrandissement. Pour reprendre les termes de madame Jacqueline Gourault, « ce double événement s’inscrit au cœur de l’action du ministère de l’intérieur, à la fois les collectivités territoriales et la sécurité ».

Le thème de la sécurité a justement été évoqué pour faire écho à la question que j’ai posée au gouvernement au sujet des forces supplémentaires de police et de gendarmerie attendues en Vendée. L’appel a été entendu en partie, le dossier mérite cependant de nouvelles avancées que je suivrai comme il se doit.

Sécurité encore, par l’entremise du président Yves Auvinet qui rappelait son hostilité à la limitation de vitesse à 80 km/h. Sans véritablement convaincre, Jacqueline Gourault tempère en rétorquant que des vies sauvées valaient mieux que deux minutes perdues sur quarante kilomètres.

Et puisque la circulation sur autoroute est moins accidentogène que sur nationale, j’ai soulevé une nouvelle fois le dossier abandonné de l’A831 au détriment du Sud-Vendée. Un projet alternatif s’impose pour désenclaver un territoire qui en a bien besoin.

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