Commission SNSM : le rapport rendu fin octobre

Année parlementaire chargée que celle de la sénatrice Annick Billon. Si la question du sauvetage en mer est l'un des dossiers les plus sensibles imposés par l'actualité, il n'est pas le seul.

« Des bénévoles très engagés partout, mais épuisés par la quête des moyens. Est-il normal de dépenser une telle énergie pour recueillir des fonds. L'État doit accompagner la SNSM de façon plus logique. » Ce constat est celui de la sénatrice Annick Billon qui fait partie de la mission relative au sauvetage en mer lancée suite au naufrage du canot SNSM qui a endeuillé Les Sables-d'Olonne en juin dernier. L'élue castelolonnaise a ainsi été amenée à visiter plusieurs stations SNSM au cours de l'été pour en constater les spécificités. Les séances du Sénat ayant repris, vient à présent le temps des auditions des institutionnels. Tout ceci devrait conduire à la publication d'un rapport à la fin du mois d'octobre.

Cette mission est l'un des événements marquants de cette année parlementaire sur laquelle Annick Billon est revenue récemment dans sa lettre destinée aux élus vendéens, sénateurs, entreprises et institutions du département.

Présidente de la délégation au droit des femmes, qui fête ses vingt ans ce mois, elle revient ainsi sur le dossier difficile des violences faites aux femmes. Elle évoque ainsi la proposition de résolution signée par 130 sénateurs et députés contre les mariages d'enfants et les mutilations sexuelles. Au registre des satisfactions, elle évoque la tribune publiée dans Libération et signée par 150 sénateurs.

Si elle salue les efforts annoncés par le gouvernement avec le Grenelle des violences conjugales, elle estime « insuffisante » les mille places d'héber-gement annoncées et appelle à un accueil identique des victimes sur tout le territoire. Le gouvernement affiche « de bonnes intentions mais avec quels moyens ? » 

année jaune et verte

Plus largement, c'est une année « jaune et verte » qui a marqué la sénatrice : le mouvement des Gilets jaunes « a fortement impacté la société au niveau national et local », alors que les jeunes se sont fortement engagés lors des Européennes.

Dans ce contexte très contrasté, elle espère que les travaux du Sénat porteront leurs fruits sur les territoires : elle évoque notamment la proposition de loi sur la revitalisation des centresvilles, « une boîte à outils pour les communes » ou encore la loi récente sur les communes nouvelles impulsées par le Sénat qui planche aussi sur les mobilités nouvelles à travers le territoire.

école et santé

La sénatrice se réjouit également de l'adoption du projet de loi pour une école de la confiance. « La Vendée a perdu 1 600 naissances en dix ans. Il est difficile de garder des moyens constants dans ces conditions. » Elle salue les démarches entreprises entre la préfecture, l'association des maires de Vendée et l'Académie au sein des contrats de ruralité qui doivent permettre de maintenir la situation d'une école le temps que des études prennent en compte les projets de logements sur une commune.

Annick Billon attend également beaucoup du projet de loi relatif à l'organisation du système de santé. «  Pas de solution miracle », mais un projet qui doit «  permettre de s'adapter aux nouvelles façons de travailler des médecins » : équipes pluridisciplinaires, télémédecines. Reste le problème des urgences qui, selon la sénatrice, ne saurait être résolu qu'avec celui du manque de généralistes et de spécialistes.

À six mois des municipales, les sénateurs devraient désormais plancher sur le rôle des élus locaux. « Les communes ne peuvent pas être gérées de la même manière sur tout le territoire », assure Annick Billon pour qui le projet de loi d'engagement et proximité doit justement aider les maires dans leur travail et notamment lors de prises de décisions difficiles.

par  Franck Hermel

Journal des Sables

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