Focus. Dans le cadre de ses travaux sur le foot féminin et de la coupe du monde qui aura lieu cette année en France, la délégation aux droits des femmes du Sénat s'est rendue en Vendée.

Hier, Nieul-le-Dolent accueillait la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes du Sénat. Dans le cadre de ses travaux sur le foot féminin et la Coupe du monde 2 019 (en France du 7 juin au 7 juillet), elle est venue à la rencontre de plusieurs acteurs oeuvrant pour le foot féminin en Vendée. Pour faire le point sur les différentes difficultés liées à la pratique, afin de nourrir un rapport qui sera présenté d'ici quelques mois au Sénat.

Comment ouvrir davantage le foot aux filles ? C'est l'un des points majeurs. Pour Florence Audouin, co-entraîneur de l'équipe de D2F de La Roche ESOF et co-directrice de la Ligue des Pays de la Loire, « chez les U6 et les U7, souvent les parents freinent. »

Jean-Jacques Gazeau, président du district de Vendée, a toutefois noté une évolution. « En 2011-12, il y avait 600 pratiquantes sur le département. Elles sont 1 790 cette saison. Il y a une amélioration dans toutes les catégories. On est aussi passé de 264 à 419 dirigeantes. » Qui plus est, à l'image de Nieul-le-Dolent, les clubs font de la pédagogie afin de changer l'image du football féminin. Et si les mentalités évoluent, cela a, en partie, été permis par des actions menées auprès des établissements scolaires. « On met en avant le caractère éducatif », précise Audouin.

Fidélisation et structures d'accueil. Cependant, les clubs doivent encore avoir la capacité d'accueillir ce public. Dans les catégories de jeunes, il y a souvent une non-mixité qui peut, au final, freiner l'envie de certaines. « Je pense qu'il faudrait davantage habituer les filles à jouer entre elles », pense Santana Sahraoui, latérale droit à La Roche ESOF.

Ce problème de masse empêche de travailler dans la durée. « Quand on aura une base solide, on pourra mieux travailler », explique Jean-Jacques Gazeau. Au-delà des terrains, il y a aussi le problème des vestiaires... « Récemment notre équipe U11 a participé à un plateau, et elles ont dû se changer dans le vestiaire arbitre. Il y a tout une prise en compte à avoir », souligne Florence Audouin.

Promouvoir les femmes au niveau des structures dirigeantes. La réflexion autour de la place de la femme dans le monde du football doit aussi concerner les postes de dirigeants. « Pour qu'une femme franchisse le pas, il faut qu'elle s'affirme, avance Marie Josée Guillet, vice-présidente en charge de la section féminine de l'ESOF. Il faut aussi que les hommes acceptent de laisser de la place. » Pour que cela soit possible Jean-Jacques Gazeau estime qu' « il faut éclaircir davantage les missions. Si c'est le cas, on aura plus de femmes dirigeantes. »

Barbara YOUINOU.

Ouest France

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