Sept mois jour pour jour après le drame qui a coûté la vie à trois sauveteurs, aux Sables-d’Olonne, un débat était organisé, hier, au Sénat concernant l’avenir de la SNSM.

« C’est un devoir. Nous le devons à Yann, Alain et Dimitri qui ont disparu. Nous le devons également à Christophe, David, Jérôme et Emmanuel qui ont survécu à ce drame des Sables-d’Olonne et aux 8 000 bénévoles. » Didier Mandelli en est convaincu, il est nécessaire de faire évoluer le fonctionnement de la SNSM.

Au micro du Sénat, le sénateur vendéen (Les Républicains) l’a rappelé mardi soir. Une conviction forgée après le naufrage du 7 juin, après avoir rencontré des dizaines de sauveteurs sur le terrain. Trois mois et demi de travail qui ont abouti à la rédaction d’un rapport sénatorial et trente propositions.

Mardi soir, les groupes politiques du Sénat ont interrogé Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État auprès de la ministre des Transports, sur les mesures envisagées par le gouvernement. Pendant 1 h 30, tous les aspects ont été évoqués et notamment « la préoccupation centrale sur ce dossier : la gouvernance de la SNSM », comme l’a rappelé Corinne Féret, sénatrice du Calvados (Parti socialiste) qui a présidé la mission. Depuis des mois, le malaise entre certaines stations locales et la direction parisienne de la SNSM est apparu au grand jour.

« Dans un an, vous lirez encore vos fiches »

Sur ce sujet, le secrétaire d’État a rappelé « le principe fondamental d’autonomie de l’association. L’État ne peut, ni ne doit interférer, mais le gouvernement sera aux côtés de la SNSM dans les évolutions qu’elle choisira ».

Une réponse qui n’a pas convaincu Dominique de Legge, sénateur d’Ille-et-Vilaine (Les Républicains), qui l’a fait savoir au secrétaire d’État : « À vous entendre, j’ai vraiment l’impression que vous semblez vous satisfaire de la situation présente. Et j’ai vraiment l’impression que dans un an, en espérant que d’ici là il n’y aura pas de nouvel accident aussi dramatique, vous lirez encore vos fiches pour nous rappeler les principes sur lesquels est fondée la SNSM. Je vous en prie, réformez ! »

Sur les autres sujets, Jean-Baptiste Djebbari a rappelé que le gouvernement avait déjà « renforcé son soutien à la SNSM », en augmentant notamment la subvention de l’État. D’autres chantiers sont lancés sur la formation, le statut de bénévole, etc.

La sénatrice vendéenne Annick Billon (UDI) a, quant à elle, rappelé que « la station des Sables-d’Olonne n’a toujours pas un canot tout temps en état de fonctionner, ce qui est quand même surprenant pour une association qui a une situation financière extrêmement confortable ».

À la fin du mois de janvier, cela fera même un an que le bateau Jacques Joly est hors service en raison de problèmes techniques.

Marylise KERJOUAN.

Ouest France

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