Annick Billon, sénatrice centriste de Vendée et présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat, « s’oppose fermement à la proposition visant à légaliser l’assistance sexuelle pour les personnes en situation de handicap. Cela reviendrait à adopter une conception marchande du corps et constitue à ce titre une véritable régression ».

Dans une lettre au Comité national d’éthique, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, a dit son intention de rouvrir le débat autour de cette question. « Sans nier la légitime aspiration des personnes handicapées à vivre leur sexualité de manière digne, cette proposition reviendrait à considérer que le corps est monnayable et disponible pour combler le manque affectif et sexuel de personnes en situation de handicap », réagit Annick Billon.

Pour la sénatrice de Vendée, « c’est un mauvais message envoyé par le gouvernement. La loi pénalise aujourd’hui l’achat d’actes sexuels ». Selon elle, « l’assistance sexuelle n’est ni plus ni moins que de la prostitution. »

Ouest France

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à améliorer la performance de ce site et à vous proposer des services et contenus personnalisés.

X