Réélue à la tête de la délégation des droits des femmes au Sénat, Annick Billon évoque trois sujets à venir pour sa délégation.

  • Le projet de loi bioéthique

Un texte qui comporte notamment la proposition d’élargir le droit à la PMA (procréation médicalement assistée) aux couples de femmes et aux femmes seules. Un point que la présidente de la délégation aux droits des femmes n’a pas voté « après beaucoup de réflexion. Je ne nie pas la légitimité du désir d’enfants de ces femmes mais les réponses qu’on y apporte entraînent actuellement plus de problèmes encore. Je me positionnerai à nouveau contre ce texte ».

Une position délicate pour la présidente de la délégation aux droits des femmes car à rebours sur un sujet perçu comme une avancée des droits des femmes. « Tout le monde n’est pas d’accord parmi les 36 membres de la délégation. C’est un sujet compliqué et il n’y aura pas de position uniforme du groupe », précise Annick Billon.

  • Le renforcement du droit à l’avortement

Un deuxième sujet « compliqué » pour la sénatrice de Vendée, pas favorable au projet de loi adoptée par l’Assemblée nationale. Il est question d’étendre le délai légal de douze à quatorze semaines pour une intervention volontaire de grossesse (IVG). « Aucune femme ne recourt à une IVG de gaieté de cœur, énonce Annick Billon, paraphrasant Simone Veil. Et aucune femme ne souhaite non plus une IVG tardive, risquée pour les femmes. »

Pour la sénatrice, « allonger la durée du délai légal n’est pas la bonne réponse mais il faut s’assurer que, sur tout le territoire national, une femme qui demande une IVG soit traitée en urgence. Il faut éviter à ces femmes d’être hors délai ». Elle évoque aussi un accès à la contraception « facilitée » et « la formation obligatoire à l’éducation sexuelle qui doit être appliquée, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ».

  • Le projet de loi de finances de la sécurité sociale

L’examen du texte démarre cette semaine au Sénat. « Je compte déposer un amendement qui concernera les sages-femmes », indique Annick Billon qui estime que, sur ce point, les élus de sa délégation auront « souvent des positions communes, notamment quand il s’agit de s’entendre pour donner les moyens financiers à la lutte contre les violences faites aux femmes ».

Céline BARDY

Ouest France

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à améliorer la performance de ce site et à vous proposer des services et contenus personnalisés.

X