La présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat Annick Billon (UC-Vendée) « s’oppose fermement à la proposition visant à légaliser l’assistance sexuelle pour les personnes en situation de handicap. Cela reviendrait à adopter une conception marchande du corps et constitue à ce titre une véritable régression ».

La secrétaire d’État chargée des personnes handicapées Sophie Cluzel a déclaré souhaiter rouvrir le débat autour de cette question et a saisi le Comité national d’éthique. Sans nier la légitime aspiration des personnes handicapées à vivre leur sexualité de manière digne, cette proposition reviendrait à considérer que le corps est monnayable et disponible pour combler le manque affectif et sexuel de personnes en situation de handicap.

Rappelant que la loi de 2015 visant à lutter contre le système prostitutionnel avait été obtenue avec difficulté, Annick Billon estime que « c’est un mauvais message envoyé par le Gouvernement. La loi pénalise aujourd’hui l‘achat d’actes sexuels ». Selon elle, « l’assistance sexuelle n’est ni plus ni moins que de la prostitution. »

Pour la Présidente, l’enjeu est avant tout de permettre la véritable inclusion des personnes en situation de handicap dans la société.

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