La sénatrice Annick Billon a écrit ce jour à monsieur le Premier Ministre pour lui demander de revoir le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020, prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, et permettre l’ouverture des commerces et artisans de proximité comme les libraires, coiffeurs, fleuristes... « Commerce de proximité et distanciation sociale ne s’opposent pas. Depuis le déconfinement, ils sont engagés dans la lutte contre la COVID-19 et appliquent des protocoles sanitaires stricts ».

Imaginant une nouvelle chronique radiophonique du brillant et regretté linguiste Alain Rey, la sénatrice s’interroge sur la notion de commerce essentiel, « une considération subjective dans une période singulière. Ce décret est d’autant plus injuste et incohérent que des commerçants sont contraints de fermer alors que l’accès aux produits qu’ils vendent demeure possible dans des magasins généralistes ou en ligne. Les artisans et les petits commerçants sont essentiels à la vie de nos centres-bourgs et centres-villes comme ils peuvent l’être pour le moral des français confrontés à une crise sanitaire inéditeL’essentiel est invisible pour les yeux, a écrit Antoine de Saint-Exupéry ».

La sénatrice a soutenu l’amendement de son collègue Philippe Bas qui permettait au préfet d’autoriser, à titre dérogatoire et lorsque les conditions sanitaires le permettent, l’ouverture de commerces de vente au détail. Cet amendement, adopté à l’unanimité au Sénat, a été rejeté par le gouvernement. Elle a par ailleurs multiplié les actions toute cette fin de semaine afin de demander la réouverture des commerces et artisans de proximité.

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