Trouver les équilibres

Le renouvellement du Sénat au mois de septembre écoulé, est un gage de continuité et de stabilité.

A côté de la voix de la passion c’est la voix de la pondération qui se fait entendre. La voix de nos territoires, des élus qui sont confrontés au quotidien à la prise en compte des besoins de leurs concitoyens.

Une nouvelle session a débuté, sous la présidence de Gérard Larcher, avec des sénateurs qui ne disposent plus de mandats exécutifs dans aucune instance territoriale.

Contrôler l’action du gouvernement, proposer, examiner et voter les lois en gardant un esprit critique, sans opposition systématique et avec exigence, soucieuse de l’intérêt général, mais consciente que notre pays ne peut vaincre ses difficultés sans réformes, ainsi va se poursuivre ma mission.

La tâche ne manquera pas.  La volonté du gouvernement d’engager rapidement des réformes, les ordonnances sur le code du travail, la loi sur le renforcement de la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme qui met fin à l’état d’urgence, le projet de loi de finances pour 2018 dont l’examen a commencé, vont dans le bon sens.

Il conviendra de trouver les équilibres nécessaires pour donner aux Français et à leur représentation territoriale la confiance indispensable sans laquelle les réformes nécessaires risqueraient d’achopper.

La conférence nationale des territoires, le congrès des départements et ce sera aussi le cas lors du  100ème congrès des Maires prochainement, pointent du doigt les difficultés rencontrées par les élus locaux en raison des annonces gouvernementales.

C’est le cas du retour facultatif à la semaine scolaire à 4 jours, de  la suppression des contrats aidés, de la disparition progressive de la taxe d’habitation, de la réduction largement entamée des dotations, et pour les départements la charge de l’accueil des mineurs non accompagnés.

Cette conséquence du flux migratoire entraîne pour mon seul département une progression de 30% sur cette ligne budgétaire par rapport à 2016.

Les parlementaires devront s’investir fortement pour que des consensus puissent être trouvés sur tous les sujets.

Le patronat et les syndicats devront s’accorder dans les négociations pour la mise en application des ordonnances réformant le code du travail, dont le résultat se mesurera ultérieurement au seul indicateur qui vaille, le niveau du taux de chômage.

Nos agriculteurs sont toujours en souffrance. Les états généraux de l’alimentation débouchent sur des propositions vertueuses, mais dans le même temps  certains aspects du CETA ne manquent pas de les inquiéter. Là également il faudra être vigilant pour œuvrer à des solutions qui permettent enfin à notre agriculture de vivre de son travail.

La refondation de l’Europe devra aussi s’engager rapidement. La poussée de l’extrême droite en Europe centrale, récemment en Autriche, présente des risques de déstabilisation de nos institutions.

Près de chez nous, la Catalogne, fière de son histoire et de ses particularités, veut s’affranchir de son appartenance à l’Espagne, donc à l’Europe. Sans entrer dans ce débat, je constate que cette région est la plus importante en termes de contribution, la plus riche économiquement, mais avec un fort taux d'endettement. N’y voit-t-on pas, à l’échelle d’un Etat, ce que voudraient certains, se replier sur soi, faire fi de la solidarité, du vivre ensemble, au niveau européen ?

Comment ne pas évoquer les fragiles équilibres mondiaux dominés par la crainte et la terreur. Crainte d’une confrontation nucléaire attisée par les provocations de la Corée du Nord. Crainte de la poursuite des actions initiées  par Daech, car si la chute de Raqqa marque la fin territoriale du califat, la mouvance terroriste n’est pas éradiquée et conserve toute sa capacité de nuire.

Avec mes collègues de l’Union Centriste nous entendons apporter notre pierre à l’édifice, agir et rendre compte. Notre groupe agira dans un esprit d’indépendance, avec pragmatisme dans le respect de ses valeurs historiques ; humanistes, européennes, décentralisateur et défenseur des collectivités territoriales.

C’est pourquoi devant la nécessité de maintenir un lien fort avec le terrain, j’ai souhaité mettre en place un site internet afin que nous puissions échanger, faire que le parlementaire ne soit pas dans un superbe isolement, mais bien en phase avec vous.

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