Mme Annick Billon alerte M. le ministre de l'éducation nationale au sujet des conséquences de la circulaire n° 2017-076 du 24 avril 2017. Cette circulaire, qui fait suite au rapport de l'inspecteur général de l'éducation nationale, redéfinit le rôle des enseignants éducateurs travaillant en établissement régional d'enseignement adapté (EREA).

À titre d'illustration, l'EREA de la Vendée verra à la rentrée 2018 son équipe d'enseignants-éducateurs réduite à dix, contre seize aujourd'hui, soit le départ de six personnes qui étaient expérimentées et investies dans leurs missions. Pour les remplacer la direction académique des services de l'éducation nationale (DASEN) a acté la mise en place au sein de l'EREA de six assistants d'éducation, non formés dans les domaines de l'éducation, de la prise en charge du handicap ou des difficultés scolaires et sociales. Une telle situation rend le caractère pédagogique de l'internat vis-à-vis de ces publics fragiles complètement inopérant. En effet, le travail avec les élèves ne saurait s'établir sans une certaine continuité éducative dans la mesure où la jonction entre la journée et la nuit permet la bonne mise en œuvre des apprentissages. Dès lors, un accompagnement ne peut décemment se construire au travers d'une simple surveillance après 20 heures, effectué par un personnel non expérimenté, non formé et placé dans une configuration extrêmement risquée.
C'est pourquoi elle souhaite rappeler la nécessité de proposer un accompagnement adapté et lui demande de réintégrer des postes supplémentaires d'enseignants-éducateurs en supprimant la circulaire n° 2017-076



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