Le 21 mars, sur invitation de mon collègue Loïc Hervé (UC- Haute-Savoie) et le 25 avril sur invitation de ma collègue Françoise Gatel (UC- Ille-et-Vilaine), je suis intervenue lors de colloques pour évoquer les enjeux relatifs à l’accès des femmes aux fonctions électives.

La participation des femmes à la vie publique est un enjeu majeur de notre démocratie.  Il n’est pas acceptable que dans notre société où la notion d’égalité, pourtant inscrite dans notre devise nationale, exclue encore trop souvent les femmes de ce champ.

Ces colloques furent donc l’occasion pour moi d'évoquer les travaux de la délégation aux droits des femmes en matière de parité avec notamment la publication de notre état des lieux sur la place des femmes dans les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).  

Les causes responsables de la faible place des femmes dans la vie publique sont multiples et ont trait à des raisons aussi bien culturelles, historiques que matérielles. Si notre société s’accorde aujourd’hui autour de l’idée qu’il faudrait une mixité réelle dans la vie publique, cette idée se heurte néanmoins au mur du réel, celui des freins matériels et symboliques, à l’ascension des femmes en politiques comme à leur épanouissement dans ce cadre.

On peut le déplorer, mais on ne peut le nier : les avancées en matière d’égalité entre les hommes et les femmes ne sont pas spontanées mais résultent bien souvent d’une obligation légale et les lois sur la parité ont considérablement amélioré la présence des femmes dans la vie publique : on compte aujourd’hui près de 50% de femmes conseillères régionales et 40% conseillères municipales.

Toutefois, elles restent encore largement exclues des plus hautes fonctions exécutives locales : 83% des conseils régionaux et 90% des conseils départementaux sont présidés par un homme

Au cours d’une table ronde du 17 janvier, nous avons entendu l’AMF, l’assemblée des communautés de France (AdCF), le Haut conseil à l’égalité ainsi que l’association Elles aussi. Chaque intervenant avait alors insisté sur le fait que le levier des élections municipales était essentiel pour renforcer la féminisation des instances communautaires, affectée par les fusions. Après ces différents échanges de vues une question reste en suspens : est-il préférable d’imposer la parité à toutes les communes ou d’instaurer des seuils à partir desquels la parité dans les exécutifs communaux doit être imposée ?

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à améliorer la performance de ce site et à vous proposer des services et contenus personnalisés.

X