En juin 2020, lors de la cérémonie de commémoration du naufrage du canot de la SNSM un an plus tôt, le 7 juin 2019 aux Sables-d'Olonne, l'Etat s'était engagé à ce que les enfants de sauveteurs en mer décédés dans le cadre de leur mission puissent obtenir le statut de pupille de la Nation. Ce fut le cas pour les enfants des trois sauveteurs morts durant leur mission. Afin de « systématiser » ce statut, les trois sénateurs de la Vendée, Bruno Retailleau, Didier Mandelli et Annick Billon, ont déposé le jeudi 18 février une proposition de loi visant à accorder le statut de pupille de la Nation à tous les enfants de sauveteurs morts en mer. Cette proposition de loi a pour objectif d'inscrire dans le code des pensions militaires d'invalidités et des victimes de guerre, les actions des sauveteurs en mer, ce qui n'est pour le moment pas encore le cas.

« Ce drame qui a marqué notre département a mis en lumière l'injustice entourant les hommes et les femmes de la SNSM. En effet, la loi ne reconnaît pas le sacrifice de ces bénévoles comme une « mort au Service de la Nation »Dès lors, leurs enfants ne peuvent prétendre à la reconnaissance symbolique et matérielle de « pupilles de la Nation », » insistent les sénateurs qui souhaitent « réparer cette injustice cruelle ».

Journal des Sables

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