Le Sénat a adopté, dans la nuit du 18 au 19 mai, le projet de loi de sortie progressive de l'état d'urgence. Un texte qui prévoit l'instauration d'un pass sanitaire cet été. La sénatrice Annick Billon indique sans ambages qu'elle a fait le choix de voter contre ce pass en l'état actuel.

Un choix qu'elle explique par de trop nombreuses et impor-tantes réserves, même si la première d'entre elles a été levée avec l'élargissement de la vaccination. Annick Billon rappelle que « l'avis de la commission nationale informatique et liberté sur le sujet a été défavorable. Ce pass pose un problème quand à l'accès à nos données personnelles. »

Annick Billon pointe également des « zones d'ombre » : quelles seront les personnes habilitées à contrôler ces pass ? À quel moment peut-on estimer qu'un événement doit être considéré comme un grand rassemblement ? Qu'en est-il d'attractions particulières telles que le Puy du Fou ? Tous les départements sont-ils en mesure de mettre en application ce pass sanitaire ? Annick Billon s'interroge notamment sur la capacité d'un département touristique comme la Vendée à répondre à la forte demande de tests PCR qu'impliquera ce pass sanitaire.

La sénatrice attend désormais que ces zones d'ombre soient éclaircies.

Franck Hermel
Les Sables Vendée Journal

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