La sénatrice Annick Billon tient à exprimer sa solidarité à l’égard de la navigatrice Clarisse Crémer, 1èrefemme du dernier Vendée Globe et meilleur temps féminin de l’épreuve, suite à la décision de son sponsor de mettre un terme à leur partenariat. Pour la sénatrice, « aussi impopulaire que puisse être cette décision, la banque est libre de se séparer de la navigatrice. Il est cependant regrettable que la rupture s’opère suite à une maternité ».

Dans le cadre de réflexions et travaux menés sur le sport féminin de haut niveau, la délégation aux droits des femmes, que préside la sénatrice, avait reçu, le 20 mai 2021, les 6 navigatrices du dernier Vendée Globe pour évoquer leur parcours, ainsi que les défis et opportunités liés au fait d'être une femme dans le monde de la voile professionnelle, en solitaire et en équipage. Samantha Davies, seule mère à cette date parmi les 6 femmes, reconnaissait la difficulté de coupler carrière sportive et maternité tout en affirmant que cela était possible.

D’autres sportives de haut niveau, comme la handballeuse Cléopâtre Darleux, la judokate Clarisse Agbegnenou ou la boxeuse Estelle Mossely, font bouger les lignes en choisissant d’avoir un enfant pendant leur carrière sportive. La ligue de handball s’est dotée d’une convention collective qui prévoit jusqu’à 12 mois de congés maternité et un maintien de salaire sur cette même période. Annick Billon déplore que « cela demeure des exceptions. Trop d’exemples nous montrent que les femmes sont contraintes de reporter une éventuelle maternité à l’issue de leur carrière sportive. Dans le sport comme dans les postes d’encadrement en entreprise, le désir d’enfant est opposé à la performance ».

Selon une source ministérielle, environ 10 % des fédérations sportives sont présidées par une femme, moins d’un conseiller technique sportif sur cinq est une femme. La sénatrice a adressé un courrier à la ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques Amélie Oudéa-Castéra pour lui rappeler que « plus de femmes en responsabilité permettront une meilleure prise en compte de l’égalité. La maternité ne peut pas être disqualifiante à l’épreuve de la vie d’une sportive ».

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