La sénatrice Annick Billon, présidente de la délégation aux droits des femmes, se félicite du vote en première lecture de la proposition de loi de son homologue, la députée Marie-Pierre Rixain, visant à accélérer l'égalité économique et professionnelle. 

Oratrice de son groupe Union Centriste dans la discussion générale, la sénatrice affirme qu’« il s’agit d’un texte majeur. Dix ans après la loi Copé-Zimmermann, qui a introduit des quotas de femmes dans les conseils d’administration et de surveillance, il est en effet nécessaire de franchir une étape supplémentaire. Le moment est venu de faire entrer les femmes dans tous les cercles du pouvoir économique. »

Quatre amendements de la sénatrice ont été adoptés, notamment ceux relatifs à

  • la limitation du cumul des mandats d’administrateurs à 3 (contre 5 actuellement) ;
  • la conditionnalité de l'octroi de financements par Bpifrance ;
  • la représentation des femmes au sein des comités d’investissement de Bpifrance

Si Annick Billon salue ce vote, elle aurait cependant souhaité « aller plus loin, plus vite. Les avancées ne sont pas suffisantes pour faire face à des constats terribles sur les écarts de salaire, la précarité, les temps hachés, la non-application de l’augmentation au retour de congé maternité… »

« La loi Copé-Zimmermann a permis de réelles avancées mais l’effet de ruissellement n’a pas opéré. Ce nouveau texte, en permettant d’y remédier, s’inscrit dans la démarche d’un progrès sociétal. »

Toutefois, la sénatrice reconnaît que « la loi permet des évolutions quand elle est appliquée mais cela demeurera vain sans une réelle orientation des filles non stéréotypée. »

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